Analyse approfondie de la propagation de Bakhmut et Adviika sur les réseaux sociaux

Alors que le conflit israélien occupe l’espace médiatique, Saper Vedere a mené une analyse attentive durant un an des échanges sur le conflit ukrainien sur les réseaux sociaux. D’une situation à Bakhmut où la propagande a été à plein régime à la couverture d’Adviika où il n’y a presque plus rien comme contenu circulant, il y a plein d’enseignements à retenir de cela.

I. La propagation sur X

Autour de la bataille de Bakhmut, on dénombre de nombreux acteurs prenant position sur Twitter, à la fois au niveau national et international. Cela montre l’ensemble des parties prenantes pouvant prendre position sur le débat épineux ou le commentaire des activités.

Communautairement, on observe une omniprésenc des acteurs promoteurs des intérêts de la Russie, que cela soit dans les communautés patriotes, l’extrême droite ou des journalistes et experts pro-russes. A côté, une communauté faite de politiciens, médias, ONGs et autres est (en bleu) plus légère.

Depuis, autour de la bataille D’Adviika, le poids en termes des acteurs est clairement du côté des acteurs pro-ukrainiens. Cependant, la volumétrie en termes de tweets et le nombre d’acteurs sont clairement en très large baisse, signe à la fois de moins d’action de propagande du côté pro-russe, mais aussi moins d’intérêt autour des occidentaux.

Les conversations sont cependant organisées de la même manière avec des axes pro-russe et pro-ukrainien relativement très clairs que cela soit à l’époque de Bakhmut :

Et sur la bataille d’Adviika. Cependant, on peut clairement voir que la volumétrie des acteurs au sein des deux camps a clairement baissé.

Sur les opinions exprimées et circulant, on est aussi en décrue totale avec un nombre absolument énormes durant Bakhmut :

Alors que les opinions sur Adviika sont clairement faméliques :

En résumé, Twitter est utilisé comme un réseau global et public, rassemblant des informations, des politiques et un véritable axe de propagande

II. La propagation sur LinkedIn

Sur Linkedin, on a davantage d’opinions pointues sur la défense. La propagande russe n’était pas en reste sur Bakhmut avec de nombreux narratifs et des réseaux bien actifs :

Les acteurs sont clairement militarisés ou des spécialistes :

Cependant, les axes sont principalement pro-ukrainiens :

Concernant Adviika, la tectonique des plaques reste sensiblement pareil au niveau de l’activité avec une propagande pro-ukrainienne très déployée et le général David H. Petraeus, toujours extrêmement actif et influent sur l’analyse avec l’institut pour l’étude de la guerre tandis que l’axe pro-russe est très faible avec uniquement une publication de Jean-Bernard Pinatel :

III. La propagande sur Facebook

Facebook est sans aucun doute le réseau le plus intéressant avec le recyclage des comptes africains de Wagner qui a été mobilisé pour faire la propagande autour de Bakhmut :

C’est d’ailleurs la grande majorité des parties prenantes qui s’expriment sur Facebook :

Les axes y seront clairement plus autour de l’Otan :

Sur Facebook, la tentative de contextualiser ou d’influencer en retour la tentative de propagande est tempérée dans les commentaires :

Alors que l’on peut aussi identifier des comptes qui sont clairement bassement organisés avec des messages extrêmement similaires :

Depuis, Facebook est complètement déserté avec uniquement des comptes médiatiques :

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