Le premier cercle est américain, tech et pro-business
Sur les 2 460 comptes qui structurent l'audience, 1 372 appartiennent au pôle « Tech & finance américaines » - plus de la moitié. On y trouve le capital-risque de la côte ouest, la sphère Musk et les investisseurs américains. La France arrive derrière, en deux blocs distincts : 407 comptes pour « Élites économiques et politiques françaises », 373 pour « Droite et souverainisme français ».
Les comptes que l'audience suit le plus sont des voix libérales et pro-entreprise
Le classement par nombre de liens reçus à l'intérieur de l'audience fait remonter des entrepreneurs, des investisseurs et des éditorialistes économiques, pas des célébrités. Les dirigeants et entrepreneurs pèsent 494 comptes du noyau influent, les médias et journalistes 332. L'audience de Bernard Arnault est structurée par l'affinité économique, pas par la notoriété grand public.
Aucun concurrent du luxe ne suit le compte, seul le cercle LVMH est là
Sur 60 comptes de groupes, maisons et dirigeants concurrents vérifiés un à un sur X - Kering, Hermès, Richemont, Chanel, L'Oréal, Prada, Estée Lauder, Burberry, Ralph Lauren - aucun ne suit Bernard Arnault. En face, 4 comptes du cercle LVMH sont présents : Antoine Arnault, Alexandre Arnault, Frédéric Arnault, LVMH. 10 dirigeants concurrents n'ont même aucun compte X, et plusieurs autres en ont un dormant, à quelques dizaines d'abonnés.
L'espace public français lui échappe presque entièrement
Mesurés au Social Impact Score - le poids réel d'un compte dans le réseau d'influence français - 110 comptes de premier plan ne suivent pas Bernard Arnault : Le Monde, l'Élysée, l'AFP, France Inter, franceinfo, Mediapart, le Gouvernement, l'Assemblée nationale, la plupart des ministres et des éditorialistes politiques. Son audience n'en compte que 12 à ce niveau, et son meilleur élément plafonne à 60 points quand 7 absents le dépassent. Il parle à la Silicon Valley et aux milieux d'affaires, pas à ceux qui fabriquent l'opinion française sur le luxe.