Salon de l’automobile de Genève

Un handicapé poste son cauchemar au salon de l’automobile de Genève  :

« Ma visite du Salon de l’Auto était un vrai cauchemar

Atteint d’une maladie qui touche mes muscles, je voulais visiter le Salon en chaise électrique…

Je suis atteint, de dermatopolymyosite, maladie auto-immune, maladie rare et dégénérative de tous les muscles. Je peux actuellement grâce à ma voiture et ma chaise électrique être un peux indépendant, pour combien de temps… je l’ignore.

Passionné de sport automobile, je me suis dis Salon de l’auto pourquoi pas. 

Alors le 5 mars je téléphone au salon, pour m’informer, en expliquant mon cas ( voiture, chaise électrique ) la personne qui me répond s’informe et me dit, vous pouvez parquer au P12, pas de problèmes + ascenseur, yes le paradis ( je croyais ). 

Arrivé le 6 mars au matin, environ 9 heures, malgré ma carte de stationnement pour handicapé, mon macaron, rien à faire « allez au P49, il y des navettes des bus aménagés, des plates formes pour chaise électrique sans problèmes allez allez on circule ».

Pas de places pour handicapés au P49 ( d’après sécurité ) Super place en dévers serrée, mais on y arrive, navette P47, le parking d’après, cool… pour mes petites roues et l’état du revêtement. Arrivé, pas moyen de monter dans le bus, c’est la ruée et le chauffeur me dit de prendre la suivante. Regardant au loin, je vois le bâtiment et je me dis pourquoi pas essayer d’y aller. En faisant attention et à 6 km heure je risque pas grand chose. Belle aventure jusqu’à la porte 5, enfin réussi ! 

Je visite en premier la halle 7, j’ ai des connaissances qui tiennent un stand, ( d’après leur infos il restait des places handicapés au P12 ?? ). première remarques pas très fines d’un sécuritas, « chaises électriques interdites, etc.. » je lui explique mon cas, il part en … ???. 

De retour dans les halles 4 et 5, je me fais sauter dessus par un pompier qui m’aboie que les chaises électriques sont interdites et que je fais mal dans le paysage, que le cortège du président de la confédération arrive et qu’il faut que je me casse (terme du pompier), aidé d’un de ses collègue, ils font faire volte face à ma chaise, ayant la force d’un enfant de 6 ans ( pour 100 kg ), ayant tous les muscles atteints, sans compter les douleurs qui vont avec, j’ai pu en m’affalant sur la direction, rester sur ma chaise, ( tombé m’aurais causé d’énormes dégâts ), dès que j’ai pu, j’ai filé, en serrant les dents pour ne pas hurler avec cette nouvelle intensification des douleurs ( merci les pompiers !! ).

Pensant en rester là, je profite d’acheter t-shirts et casquettes pour mes enfants et demande à la dame du stand info, justement si elle à des infos sur ce problème de chaises électriques, elle me dit de regarder avec le secrétariat à coté de la boutique du salon.

Là on m’informe que Mr Hefti directeur ( que je n’ai pas sollicité, j’ai juste demandé pourquoi ? ) était en visite avec Mr le Président, mais que son adjointe allait venir, femme très sympathique et avenante qui m’a en plus offert un café, elle était toute désolée et m’a dit que le chef de la sécurité allait venir. 

Aie !! Rarement vu, un homme aussi arrogant, impertinent, malhonnête. En deux mots, il me dit que ma carte d’invalide est une carte AVS ??, bravo pour un chef de la sécurité. Que je n’ai rien à faire ici au salon avec une chaise électrique ( dimension au sol de ma chaise parfaitement conçue pour l’intérieur : 1,1 mètre par 0,70 mètre, bridée à 6km/h ), que si je suis vraiment handicapés, il faut informer le salon quelques jours avant, ils peuvent me prêter une chaise roulante et avoir un accompagnant. Sur ce, il me raccompagne à la porte P13 la plus près, paniqué ne sachant pas comment faire pour retourner au parking P49, je lui dit que je veux avant de partir manger au restaurant, ce qu’il m’accorde. Je profite dès qu’il à le dos tourné pour vite m’échapper, par la porte P5 d’où j’étais venu. Ouf, j’ai réussi … mais quelle angoisse.

Cerise sur le gâteau, j’ai du payer le parking, normal pas normal avec ma carte de stationnement, je ne sais pas, au P12 je le savait. Si je résume, prix entrée, parking, trois t-shirts, trois casquettes, le trajet Bussigny retour, tout ça pour juste avoir l’odeur du salon, génial !! 

De ma vie, j’ai 55 ans je n’ai jamais, jamais été aussi humilié, je n’aurais jamais pensé rentrer chez moi, en pleurant comme un gamin.  

Moi, qui avait retrouvé confiance, un peu d’indépendance, de soleil avec ma chaise électrique, de pouvoir faire encore quelques temps des choses qui m’intéressent, ma maladie étant dégénérative. Une chose est sûr, j’éviterais Palexpo à l’avenir.  

Mais le plus dur c’est ce regard, cette considération. Pour certaine personnes, nous autres … handicapés, sommes des gens à bannir de la société, à enfermer dans des EMS, et pourtant ………

pour info je suis toujours resté poli et le plus zen possible avec ce Monsieur de la sécurité. 

Olivier Wehren »

La situation va durer et durer parce qu’ils chercheront à d’abord, noyer le poisson, puis à négocier avec le principal intéressé pour que celui-ci stoppe tout commentaire. L’un des principaux intéressés refusera également de s’excuser. Au final, la situation reste jusqu’à maintenant sans  « solution » et a cristallisé plus de 12 000 likes, en plus de la couverture presse écrite et radio qui en a été faite.

Enseignements:

  • La seule façon de rétablir la situation est de ne pas de se préoccuper des liens AUTOUR DU CENTRE, mais bien du centre lui-même, c’est-à-dire la personne par qui l’affaire a commencé.

  • Également, je ne peux conseiller qu’une chose : ne jamais négocier avec une personne pour que celle-ci cesse sa publicité négative, car cela voudrait dire que vous ne vous intéressez à son cas que par la publicité qu’il génère et pas pour régler son problème.

Caractéristiques

Marque Salon de l'automobile de Genève
Origine Service commercial
Secteur d'activité Loisir
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