Mémoire des crises 2.0 : 2017 (Février)

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Nous repartons avec le mois de février !

9. IT Social

 

Lieu d’où survient la crise : Site Web

Lieu de mécontentement :   Twitter
Niveau de crise : 1

Le site IT Social a fait un article sur le recrutement des entreprises. Dans celui-ci, l’entreprise disait qu’il ne faut pas recruter de personnes sans emploi, car, si elles étaient compétentes, elles en auraient un.

Face à la levée de boucliers de nombreuses personnes sur Twitter (plus de 600 messages), le site fera un addendum de mea culpa :

Enseignements :

Le levier social est encore mobilisé.

10. Galerie Lafayette de Toulouse

 

Lieu d’où survient la crise : Site Web

Lieu de mécontentement :   Twitter
Niveau de crise : 1

Les galeries Lafayette de Toulouse ont créé la polémique via un de ses employés. Celui-ci a refusé l’accès à une personne qui portait un couvre-chef alors que celle-ci est une femme atteinte d’un cancer. Dans un post sur Facebook, sa fille s’est exprimée pour dénoncer la chose. Après la réponse de Lafayette, elle a mis à jour le post pour remercier tout le monde pour la mobilisation. En effet, plus de 26 000 réactions et 21 000 partages avaient eu lieu sur Facebook.

 

Très rapidement, les Galeries répondront sur Twitter :  « C’est très choquant et ne représente en rien nos valeurs Notre directeur est en contact avec la cliente,tte la lumière sera faite » avant de préciser dans la presse :

Le directeur et l’ensemble des collaborateurs condamnent ce comportement d’une personne isolée qui ne reflète pas l’éthique du magasin. L’ensemble du personnel est sous le choc. Au terme des investigations, les mesures nécessaires seront prises afin que cela ne se reproduise plus.

Enseignement

Lorsqu’il s’agit d’un cas isolé, il est facile de faire un mea culpa.

11. KFC

Lieu d’où survient la crise : Twitter

Lieu de mécontentement :   Twitter
Niveau de crise : 1

Lors du lancement de sa pizza baptisée Chizza, KFC va susciter l’ire des réseaux sociaux pour le comparatif entre l’illustration de son produit et la réalité de celui-ci dans les magasins. Il est vrai que Le parallèle entre les deux est pour le moins saisissant.

L’ensemble a cumulé environ 2500 mentions et fait état de mots comme « arnaque » et « mensonge ».

Enseignement :

La force de l’image est toujours un facteur important.

12. Ikea

Lieu d’où survient la crise : Offline

Lieu de mécontentement :   Twitter / Facebook
Niveau de crise : 1

Suite à un catalogue diffusé à une communauté israélienne ultra-orthodoxe,très conservatrice , Ikea va subir une polémique sur Twitter et Facebook.  La raison de ce déferlement est à trouver dans le fait que les femmes sont purement supprimées du catalogue.

En France, la polémique a capitalisé 3600 messages forçant la marque à s’excuser.

Nous comprenons que des personnes ont été choquées et que cette publication n’est pas en accord avec les valeurs d’Ikea, et nous nous en excusons. Nous nous assurerons que nos futures publications reflètent ce qu’Ikea défend, et dans le même temps respectent la communauté haredim»

Enseignement :

Il y a une mondialisation des marques qui ne peuvent plus changer les standards en fonction d’un pays

13. Éditions du Seuil

Lieu d’où survient la crise : Twitter

Lieu de mécontentement :   Twitter / Facebook / Blog
Niveau de crise : 2

Mehdi Meklat qui écrivait pour les éditions du Seuil a été mis en cause pour des tweets qu’il avait tenus sur Twitter dès 2012 et via un second compte dont il estimait qu’il s’agissait de son « double maléfique ». Parmi les tweets :  « Faites entrer Hitler pour tuer les juifs »; « Je crache des glaires sur la sale gueule de Charb et tous ceux de Charlie Hebdo » ; « Vive les PD Vive le Sida avec Hollande ».


La Polémique a duré de nombreux jours et provoquera un vif débat :

Enseignement :

Une fois de plus, les marqueurs temporels sont des motifs de crise.

14. Secret

Lieu d’où survient la crise : Offline

Lieu de mécontentement :  Facebook
Niveau de crise : 1

Une publicité de Secret va susciter la polémique, car la marque a mis en avant qu’une femme devait travailler plus qu’un homme pour arriver au même résultat. Un débat s’enclenche alors : Faut-il montrer cette image ? Est-ce que la marque surfe sur les inégalités ? Est-ce que cette publicité est sexiste ?

Enseignement :

De plus en plus, ce n’est pas réellement l’entreprise qui est en crise, mais plutôt la société.