Comment la rumeur parisienne de Gallet avec Macron est passée de la patriosphère aux médias

Print Friendly, PDF & Email

Au départ, une rumeur assez répandue dans Paris selon laquelle Macron serait gay et en couple avec Gallet, le président de Radio France. La rumeur est sous-entendue par des membres de la Patriosphère assez quotidiennement depuis longtemps, elle va prendre de l’ampleur au fur et à mesure du temps. Je commence mon récit à partir du 24 janvier via ce tweet qui illustre bien ce climat de sous-entendu sur Twitter :

Et celle-ci apparaît également en « commentaires » d’article sur lui :

Circule également un ancien tweet faisant le screenshoot d’une plateforme de SMS où l’on explique une histoire selon laquelle Closer aurait été censuré alors que le magazine s’apprêtait à diffuser une photographie de Gallet et Macron, main dans la main.

Dès lors, toutes des vieilles actualités ressortent avec un autre « regard ».

La patriosphère va alors fait ce qu’elle a toujours fait : partir à la recherche d’indices qui vont venir accréditer la rumeur et souligner les faits « troublants » :

La demande se fera même sous forme directe vers Closer :

Autre habitude de la patriosphère : la convergence de réseau. On informe les « ponts de réseau », chose qui saute aux yeux lorsqu’on observe la dissémination des tweets : (Point FrDeSouche qui survient)

Le premier gros tweet survient alors puisqu’il atteindra pas moins de 580 retweets :

Les rumeurs subiront même une déformation puisque dans les conversations, on apprend même *Scoop* qu’il n’est plus avec Gallet, mais avec Lambert :

Et si en plus, on remarque des suppressions Web de Closer :

Le tout fera alors sortir le candidat publiquement par rapport à la rumeur :

Ce qui va alerter la presse quotidienne et hebdo :

Il n’aura donc suffi que de 10 327 tweets de la patriosphère pour faire parler un candidat d’une rumeur circulant depuis longtemps, mais jamais évoquée jusqu’alors.

Après Ali Juppé, la patriosphère aura donc réussi à faire réagir un candidat, signe que la mécanique fonctionne. À quand le prochain coup ?

  • François Charoy

    Pourquoi ne pas dire fachosphere simplement ?

    • Vanderbiest Nicolas

      Le terme facho est pour moi péjoratif dans le sens où il se rapporte à une époque de l’histoire. Je préfère le terme qu’ils s’apposent eux-même et qui pour moi « fait le job ». Par ailleurs, j’ai remarqué qu’on croisait souvent dans ces sphères des supporters de Sarkozy ou Fillon. Difficile de traiter la droite française de facho. Bref, pour me contenter de ne rapporter que les faits de la manière la plus neutre possible, j’ai choisi de dire patriosphère.

      • François Charoy

        Choisir le nom qu’ils se donnent c’est déjà valider leur discours… Ils ne sont pas des patriotes mais des ennemis de la république. C’est comme dire pro-life pour anti avortement ou plan de sauvegarde de l’emploi pour licenciement… Une solution c’est de ne pas chercher un néologisme mais de parler de groupes ou de communautés d’extrême droite.