Les mémoires des crises 2.0 : 2016 (Août)

J’en profite pour remercier Brandwatch qui m’aide à réaliser un monitoring sur les crises 2.0 de façon à ce que je ne manque aucun cas !

63. Kaspersky

Lieu d’où survient la crise : Site Web

Lieu de mécontentement : Twitter
Niveau de crise : 1

Kaspersky va être sujet à de vives critiques pour une publicité sexiste qui apparaît via son logiciel : Want to Be the man ? Tel est le slogan d’une publicité qui laisse croire que les femmes sont moins intelligentes que les hommes dans les matières électroniques.

Le moins que l’on puisse dire est que la publicité rate son but premier qui est justement… de recruter des éléments féminins.

Kaspersky communiquera :

« Earlier today an inappropriate image appeared in in our product. It has been removed and we deeply regret this mistake and sincerely apologize for the offence we caused with this image. »

Enseignement :

Le sexisme dans le milieu informatique est assez grand. On se souvient d’un bad buzz pour Linkedin pour les mêmes ressorts.

64. SNCF

Lieu d’où survient la crise : Offline

Lieu de mécontentement : Twitter
Niveau de crise : 1

Cela faisait longtemps que l’on avait plus croisé la SNCF dans nos classements. Cette fois, c’est pour une opération menée en gare nommée « Avant de mourir, je voudrais… ». Avec le climat d’attentat, on comprend sans souci pourquoi l’initiative a fait parler d’elle. Pour la SNCF : « On travaille à ce projet depuis près de deux ans. Après les attentats, nous nous sommes évidemment demandé s’il fallait l’annuler. Mais nous avons finalement estimé que non, parce que la vie continue »

Enseignement :

Parfois, il faut se demander si les critiques sont constructives et s’il ne faut pas mener ses opérations sans crier garde aux moindres commentaires.

65. Nutella

Lieu d’où survient la crise : Twitter

Lieu de mécontentement : Twitter
Niveau de crise : 1

Des activistes ont décidé de lancer une campagne #HuileDePalmeNonMerci contre Nutella. Ils atteindront le trending topic en seulement une heure. Le point astroturfing fut alors donné par l’organisateur de la manifestation 2.0 :

« La rapidité avec laquelle le hashtag a été mis en top tweet démontre que les internautes veulent du changement ! »

 Seulement quand on regarde les volumes et les participants, on se rend compte que l’initiative est un véritable astroturfing :

Puisqu’en plus, ce volume de tweets n’est obtenu que via deux acteurs et avec la participation de Rue89 qui a fait un article su r le sujet :

Enseignement :

Il est encore possible d’avoir des articles de presse en arrivant en TT et puis en prétendant que c’est la volonté du peuple.

66. 21 Laps Entertainment 

Lieu d’où survient la crise : Offline

Lieu de mécontentement : Twitter
Niveau de crise : 1

Boulette pour l’affiche du film Premier Contact qui était censée monter Shanghai alors qu’ils montreront un immeuble important de Hong Kong.

Après avoir posté celle-ci sur Facebook, beaucoup de personnes se sont moquées et ils ont finalement publié une déclaration :

Enseignement :

Le diable se cache encore une fois dans les détails.

67. Jumia

Lieu d’où survient la crise : Site internet

Lieu de mécontentement : Facebook
Niveau de crise : 1

Bad buzz au Maroc pour Jumia qui vend des articles Décathlon bien plus cher là-bas qu’en France. Le Site yabiladira raconte ainsi que malgré la disparition des articles incriminés sur la page Facebook, il a trouvé « un sac à dos qui coûte 35 dirhams sur sur le site Décathlon Maroc, est proposé à 149 et même à 159 dirhams selon les couleurs sur Jumia.ma »
Pour Decathlon, mise en cause : « Il est interdit de vendre des produits des marques Décathlon dans des magasins ou des boutiques en ligne autres que ceux de Décathlon »

Enseignement :

Tout se sait un jour ou l’autre sur les réseaux sociaux.

68. SNCF

Lieu d’où survient la crise : Instagram

Lieu de mécontentement : Twitter/Blog
Niveau de crise : 1

Comme cela faisait longtemps que l’on avait plus croisé la SNCF dans nos classements, ils viennent deux fois ce mois-ci ! Cette fois-ci, c’est en raison d’un concours lancé sur Instagram via le hashtag #Onyva

La problématique n’est pas dans le concours en lui-même, mais dans son règlement. En effet, celui-ci s’attribue le hashtag OnYVa. Dès qu’un message serait posté, on céderait tous ses droits envers la SNCF.

Cela s’est donc propagé sur les réseaux sociaux.

Enseignement :

Si cela n’était pas la SNCF, on n’aurait jamais eu le moindre bad buzz.

69. Le Cenacle

Lieu d’où survient la crise : YouTube

Lieu de mécontentement : Twitter/ Blog/ Facebook/ YouTube
Niveau de crise : 1

Le restaurant Le Cénacle va se retrouver dans la tourmente après qu’une vidéo montrant son refus de servir deux femmes voilées aient été diffusés sur les réseaux sociaux.

L’ensemble donnera une bataille rangée entre la patriosphère et les réseaux CCIF :

Laurence Rossignol s’est également exprimée sur cette affaire. La page Trip Advisor du restaurant est elle aussi prise d’assaut.

Enseignement :

Quand un débat se fait récupérer dans une lutte politique, la visibilité est absolument énorme.

70. La RATP

Lieu d’où survient la crise : Facebook

Lieu de mécontentement : Twitter/Facebook
Niveau de crise : 1

L’utilisation d’hôtesses de la RATP utilisée dans le cadre d’une publicité pour les consignes de sécurité vont être particulièrement critiquées, beaucoup dénonçant le sexisme à l’oeuvre dans la vidéo :

Le service public répondra :

Bonjour Néva,

Nous sommes navrés que cette vidéo vous semble sexiste.
Des stewards étaient bien présents lors de l’événement, ils ont mimé les consignes comme leurs collègues. Nous vous accordons que cela ne se voit pas dans cette vidéo.

Il ne s’agit donc pas de pilotes, mais des stewards auxquels nous avons ajouté une veste qui est davantage reconnaissable. En effet, sans cette veste, les costumes ne convenaient pas.

En espérant vous avoir éclairée sur nos intentions,
Bonne journée,
L’équipe RATP

Enseignement :

Prévisible.

71. Microsoft

Lieu d’où survient la crise : Site internet

Lieu de mécontentement : Twitter
Niveau de crise : 1

Les internautes saoudiens ont découvert que le traducteur de Microsoft, Bing, traduisait Daesh et Isis en Arabie Saoudite.

Certains Saoudiens appelant au boycott, Microsoft a rapidement répondu que cela n’était pas de sa faute, mais qu’il s’agissait d’un problème issu du système de crowdsourcing du programme. Il suffirait en effet de rassembler un petit millier de personnes pour influencer ce genre de chose sur la plateforme de traduction.

Enseignement :

Le Google Bombing n’est pas mort !