Mémoire des crises 2.0 : 2014 (Mai)

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Les mémoires des crises 2.0 sont de retour avec le mois de mai ! Au programme, beaucoup de communication borderline où on cherche le bad buzz dans le but d’avoir du buzz, mais aussi des crises où cela se joue à peu de chose.

34. Desigual

Lieu d’où survient la crise : YouTube
Lieu de mécontentement : Twitter/Facebook/Blog
Niveau de crise : 1

Pour la fête des Mères, la marque Desigual a réalisé un clip vidéo en Espagne où un mannequin de la marque simule un ventre de grossesse à l’aide d’un coussin avant de percer des préservatifs. La publicité finit par une « Bonne fête des Mères ».

La marque assumera pleinement en rappelant son « ADN » provocateur.

Enseignements :

  • Cas typique de norme. Une norme est brisée en plein débat sur l’avortement en Espagne. Il n’en faut pas plus pour que la publicité fasse le tour du monde et scandalise de nombreuses personnes. Choquer pour faire parler de soi semble être la stratégie de la marque.

35. Ariel

Lieu d’où survient la crise : Offline
Lieu de mécontentement : Twitter
Niveau de crise : 2

En Allemagne, la marque Ariel va provoquer le scandale via ses packagings :

Ariel88

 

Sur ses packagings figure le nombre 88 et 18. En Allemagne, ces chiffres seraient utilisés afin de faire référence à l’Allemagne Nazi. Ainsi, le 18 signifie AH : Aldof Hitler tandis que le 88 signifie HH, soit Heil Hitler. Le produit devra être retirer des ventes et le packaging complètement refait.

Enseignements :

  • Encore une situation où la culture du pays où le bad buzz survient tient une place prépondérante. Un tel packaging en France ou en Belgique n’aurait jamais suscité la même émotion. De même, il faut vraiment aller loin pour se dire que deux chiffres côte à côte peuvent dire autant de choses.

36. Monoprix

Lieu d’où survient la crise : Twitter
Lieu de mécontentement : Twitter
Niveau de crise : 1

Une Twittos avec uniquement 119 abonnés poste une photographie prise près d’un supermarché. Le tweet comptabilisera plus de 1068 retweets plus tous les autres utilisateurs qui ont repris la photographie pour s’indigner.

Le PLV aurait été affiché au mauvais endroit et le CM a passé son temps à contacter toutes les personnes pour leur faire part de l’ »enquête ».

Enseignements :

  • Peu importe le nombre de followers d’une personne, si le message est fort, il suffit d’un retweet pour allumer la mèche.
  • Il est de plus en plus difficile pour les marques d’être partout, de tout savoir, et de régler les problèmes. Il est plus que nécessaire de développer sa communication interne pour faciliter ce genre de situation

37. Mediamarkt

Lieu d’où survient la crise : Facebook
Lieu de mécontentement : Twitter/Facebook
Niveau de crise : 1

Suite à l’Eurovision, le community manager de Mediamarkt publie une Pub-blagounette pour vendre un rasoir :

La réponse du community manager est pour le moins insolite :

Capture d’ecran 2014-05-21 à 12.29.18

Le community manager ne fait donc plus aucune différence entre la petite blague du lundi matin entre collègues et le fait de communiquer au nom d’une marque. Ici encore :

Capture d’ecran 2014-05-21 à 12.32.14

Finalement, le tout fera l’objet d’un article de 7 sur 7.be

Enseignements :

  • Le mythe du rire a de nouveau frappé.

38. La Perla

 

Lieu d’où survient la crise : Offline
Lieu de mécontentement : Twitter/Facebook
Niveau de crise : 1

Plusieurs personnes sur Twitter ont posté une photographie d’un mannequin l’enseigne de lingerie La Perla à New York jugé beaucoup trop maigre :

L’affaire a rapidement été reprise par plusieurs médias ce qui a poussé la marque à faire retirer les mannequins de tous leurs magasins.

Enseignements :

  • Encore une crise de norme.

39. la SNCF

 

Lieu d’où survient la crise : Offline
Lieu de mécontentement : Twitter/Facebook/Blog
Niveau de crise : 3

NCF et RFF ont commandé 2000 nouvelles rames qui seraient trop larges pour passer sur certains quais.

En une phrase, vous avez compris la force de la nouvelle, à savoir qu’elle tient dans 140 caractères et qu’elle paraît tellement absurde qu’on a qu’une seule envie : la tweeter avec un « LOL » ou un « FAIL ». De plus, la bourde est tellement imagée qu’elle permet le détournement facile.

Pourtant, il s’agit d’une histoire de lobbying interne où les régions ont fait la fuite d’informations pour ne pas avoir à payer l’infrastructure. Plus d’informations dans mon analyse.

Enseignements :

  • Quand le bruit des réseaux sociaux fait rage, cela ne va pas forcément dans la direction de la vérité. Preuve que le vraisemblable l’emporte sur le vrai.

40. Mc Donalds

logo-Mc-Donald

Lieu d’où survient la crise : Twitter
Lieu de mécontentement : Twitter/Facebook
Niveau de crise : 1

La mascotte du Happy Meal, intronisée en France depuis plus de 2 ans a choqué outre Atlantique car elle « ferait peur » :

La marque s’en est amusé sur Twitter :

Enseignements :

  • Preuve une fois encore de la culturalité des bad buzz. Une chose peut provoquer d’autres réactions en fonction du pays, d’une région ou d’une communauté

41. Le SPF intérieur Belgique

 

Lieu d’où survient la crise : Offline
Lieu de mécontentement : Twitter/Facebook
Niveau de crise : 1

Le jour des élections fédérales, régionales et européennes en Belgique, Le SPF Intérieur décide de suspendre provisoirement la diffusion des résultats dans certaines régions. Une incohérence dans le décompte des voix de préférence a, en effet, été détectée. Le logiciel de vote électronique développé par la société Stesud et agréé par PWC serait en cause.

Entre les assesseurs qui se plaignent de devoir rester plus longtemps, ceux qui sont anti-vote électronique et ceux qui profitent de l’occasion pour moquer tout le service public, la situation a rapidement dégénéré.

Enseignements :

  • Pas vraiment d’enseignement là-dessus à part que cela prouve que lorsqu’un événement est connexe à un autre avec beaucoup de visibilité, il y a de fortes chances qu’on en parle beaucoup.

42. Adidas

Lieu d’où survient la crise : YouTube
Lieu de mécontentement : Twitter/Facebook/Blog
Niveau de crise : 1

La marque Adidas décide de construire un bus semblable à celui de la grève de l’équipe de France de football à Knysna afin de détruire celui-ci pour laisser échapper les démons.

Les réactions seront très négatives, le public ne comprenant pas les raisons pour lesquelles Adidas détruit un bus factice alors que l’argent aurait pu servir à d’autres choses et que la marque n’est plus sponsor officiel.

Analyse plus complète ici

Enseignements :

  • Adidas s’enfonce dans une politique de bad buzz pour avoir du share of voice avant la coupe du monde

 

Voici pour les mémoires des crises 2.0 de Mai 2014. Rendez-vous le mois prochain !

 

La suite ?